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22.09.2008

La trahison des intellectuels africains

« (…) du fait de la dé-responsabilisation des citoyens par le parti unique, tout le monde commence à trouver normal, légitime, que l’on devienne multimillionnaire en l'espace de quelques mois du fait que l'on est placé à des postes de responsabilité dans l'appareil d’Etat. Et c’est là le drame. Il ne peut pas être pardonné qu PDCI d’avoir élevé notre peuple dans le goût du luxe, de l’enrichissement facile et illicite. Des fortunes que, sous d’autres cieux, des femmes et des hommes ont mis des générations à bâtir, ces fortunes-là, des personnes les ont bâties en quelques années de postes ministériels. » In « Pour une alternative démocratique ». P. 126.
gbagbo.jpgSurtout ne vous y méprénez pas, ces paroles ne viennent pas de moi ― quoique cela eût pu
en être ainsi. Elles viennent d’un essayiste du nom de Laurent Gbagbo. Il y a de cela 25 ans qu’ils les a écrites. J’avais à peu près cet âge-là ; et, jeune enseignant contestataire alors, ce livre d’où j’ai extrait cette citation pour ma chronique d’aujourd’hui, était un peu comme ma bible. J’ai jugé utile d’en porter cet extrait à la connaissance des lecteurs… qui ne savent pas, en attendant de trouver le temps de leur faire un compte rendu un peu plus fouillé de ce livre.
« Il ne peut pas être pardonné qu PDCI d’avoir élevé notre peuple dans le goût du luxe, de l’enrichissement facile et illicite. Des fortunes que, sous d’autres cieux, des femmes et des hommes ont mis des générations à bâtir, ces fortunes-là, des personnes les ont bâties en quelques années de postes ministériels. » Oui, vous avez bien lu. C’est ce que disait cet homme lorsqu’il était dans l’opposition et que, bénéficiant de l’aura que donne ce statut aux intellectuels, il remuait notre enthousiasme à l’aide de ces mots-là ; ces mots si jolis, si bien placés, si bien dits. Ces mots durs, incisifs, sans complaisance, sans nuance aucune. Alors, comme de nombreux enseignants de ma génération, je me suis dit : «Voilà l’homme qu’il nous faut pour le renouveau de la Côte d’Ivoire : mettre fin a la Côte d’Ivoire des bourgeoisies spontanées et injustifiées ; la Côte d’Ivoire des riches sans tradition de richesse. La Côte d’Ivoire des gens qui ne deviennent riches que par et dans la politique, et non par le travail laborieux et patient qui, seul, génère la richesse méritée. »...
Est-ce bien cet homme-là, le même, qui est aux commandes de mon pays depuis près d’une décennie ? Est-ce bien lui dont le régime se caractérise aux yeux de tous les Ivoiriens par cette âpreté au gain, cet enrichissement facile et illicite que nous avions décrié hier encore ? Est-ce bien le même Gbagbo dont les ministres et les collaborateurs étalent sous nos yeux étonnés, tous ces signes extérieurs de richesses faciles et, certainement illicites ? Oui. Tragiquement oui ! Et du Nigeria au Sénégal, du Tchad au Togo, du Liberia au Camroun, etc., c’est au spectacle d’une Afrique en proie à ces maux-là que nous assistons ; une Afrique d’aujourd’hui dirigée par les grands opposants d’hier aux idées si généreuses, si belles, si prometteuses. Et nombre d’entre eux sont des intellectuels ! Autrement dit, de 1960 à 2008, rien n’a changé en Afrique dans la manière de gérer le pays ; rien d’autre sinon les noms des dirigeants. Les pratiques décriées d’hier sont encore là, plus vivaces, plus nocives que par le passé ― les nouveaux riches ne laissant nulle place où la main truande ne passe et repasse.
Alors, je me suis interrogé : que veut finalement ce continent ? Que veut la Côte d’Ivoire ? Sommes-nous vraiment condamnés à échouer ? Sommes-nous maudits ? Pourquoi sommes-nous si fragiles face aux tentations mesquines ? Pourquoi sommes-nous si faibles face à l’argent ? Quelles sont finalement les valeurs auxquelles l’Africain croit ? Pourquoi nos intellectuels n’arrivent-ils pas à cultiver un idéal élevé, à entretenir les rêves qu’ils ont semés dans le cerveau de leurs peuples ? Pourquoi le pouvoir nous dévore-t-il si facilement l’âme et le cerveau ?...
Plus je relis les livres de Laurent Gbagbo, plus je revisite les discours de l’opposant d’hier, et plus fort gronde en moi la révolte ; une révolte légitime, une révolte justifiée, née du sentiment d’avoir été trahi. Mais au-delà de cette révolte, il y a en moi, cette certitude navrante : le nègre est incapable d’entretenir un idéal ! Or notre chef est un nègre… comme tous les autres. Donc... !
Mais je sais au fond de moi-même que cette certitude est erronnée et qu’elle n’est que l’expression du découragement d’un instant de détresse. Je sais qu’il nous est possible de faire germer de grands rêves pour nos peuple, et de veiller à leurs réalisations effectives. Je sais qu’il y a place aussi pour nous autres à la peau pigmentée, au rendez-vous des valeurs nobles, incorruptibles. Des hommes nouveaux, aux âmes belles et généreuses, existent bel et bien sur ce continent du désespoir permanent. Des hommes que la soif de richesse n’habite pas ; des hommes que seul le besoin de servir la patrie agite. Il nous faut arriver à les identifier ; il nous fait arriver à faire l’inventaire de notre personnel Intelligent et dévoué à la cause populaire.
Oui, il faut le dire ou… périr : ces hommes-là existent. Il est évident que M. Gbagbo et ses refondateurs n’en font pas partie. C’est pourquoi il nous faudra leur arracher le pouvoir pour le confier à des mains plus doctes, plus propres. A des âmes plus belles ! Pour faire fleurir et fructifier les rêves sains et généreux. Sans démagogie.

14.09.2008

Les vices du populisme

Il faut le dire ou… périr : il m’a plu de revenir sur le discours tenu par M. Abdouramane Sangaré, figure influente du Fpi, lors de la récente Convention de ce parti qui a eu lieu à Yamoussoukro. Ainsi, voilà donc que Yam-la-jolie1 est devenue la cité idéale qui couve les assises de ce parti conçu par un homme qui, pendant des décennies, a nourri, entretenu et diffusé des diatribes à la limite de la haine, contre le prestigieux habitant de ces lieux et aussi, contre la ville elle-même. Yam-la-maudite, Yam-la-pestiférée d’hier, soudain prise d’assaut par les anciens manants qui la vouaient aux gémonies ! Yam réhabilitée, Yam sollicitée ! Et que de soins urbanistiques à elle seule, consacrés ! Ah, élection, pouvoir ! Quand vous nous tenez !
Allons, ne boudons pas notre contentement, et employons-nous plutôt à enrichir l’examen (que nous avions entamé la semaine dernière) de ce qui y a été dit d’aussi joli qu’elle, à l’occasion de cette Convention ! En fait de joliesse, j’ai noté ces étranges propos du chef de l’Etat que le sieur Sangaré, en transe comme un nouveau pasteur d’Adjoufou-la-vilaine, s’est cru le devoir de rappeler à son auditoire de militants : « A l’occasion de la cérémonie de décoration des Magic System, le Président Gbagbo a tenu ses propos : ‘‘Vous êtes un modèle pour nous. Avant, quand on voit2 quelqu’un, on disait, c’est le fils d’un tel. Aujourd’hui, le père de Laurent Gbagbo est connu, parce que Laurent Gbagbo est connu. Le père de Didier Drogba est connu parce que Didier Drogba est connu. Le père d’Asalfo est connu, parce que Asalfo est connu. C’est dire qu’aujourd’hui, on peut partir de rien pour devenir grand’’. » Notre commentaire :
1 – En quoi le fait d’être né pauvre est-il un indice absolu de qualification pour assumer des fonctions de chef d’Etat, au point que Sangaré puisse exalter ici les vertus de l’indigence ?
2 - En quoi est-il important pour les Ivoiriens, que le père du sympathique chanteur zouglou, Asalfo, soit connu ? En quoi est-il de même important pour nous, que celui du talentueux Drogba soit connu, et que le père de M. Gbagbo soit, lui aussi, connu ? Qu’ont-ils fait de si important pour le pays pour qu’il soit absolument nécessaire que nous les connaissions ?
3 – Une autre question : Ernesto Djédjé, Aïcha Koné, Alpha Blondy, Amédée Pierre et Jimmy Hyacinthe (musique), Salam Ouédraogo, Jules Touan, Séa Robinson (boxe), Pokou, Kallet Bially, Ben Badi, Jean Kéita (football), Gaoussou Koné, Gabriel Tiacoh (athétisme), Patrick Remarque, Arsène Zirignon (Arts martiaux), Roger-Fulgence Kassy, Georges Taï Benson, Noël Ebony, Pol Améwé (télé et presse écrite), Nadège Fadiga, Téhéro Jean, Jean-Luc Bléou (handball), Jean-Marie Adiaffi, Bernard Zadi, Micheline Koulibaly, Koffi Kwahulé, Ahmadou Kourouma, (littérature), Bah Florent, Alphonse Bilé, Dié Drissa, Koré Moïse, Nanok, Abass Diop, (basket), Sidiki Bakaba, Bitty Moro, Tiam Abdul Karim, Thérèse Taba (théâtre), Désiré Ecaré, Roger Mbala, Henri Duparc (cinéma) et tant de ces noms illustres qui ont signé les moments de grandeur de ce pays, tiennent-ils l’auréole de leurs légendes personnelles des noms de leurs pères respectifs ?
Quel ivoirien connaît-il le père du génial Kallet ‘‘le docteur du football’’? Quel autre, celui d’Abdoulaye Traoré ? Que doit la légende de Georges Taï Benson au nom de son ‘‘anonyme’’ et digne père ? Rien. Absolument rien. Et ces célébrités sont bel et bien nées sous l’ancien régime. En revanche, on peut affirmer que les enfants, frères, sœurs et belles-sœurs, beaux-frères, oncle et gendres de Gbagbo sont connus aujourd’hui des Ivoiriens parce que ce dernier est Président de la République de Côte d’Ivoire. Et « c’est ça qui est la vérité » — pour parler comme les refondateurs !
« Avant, quand on voit2 quelqu’un, on disait, c’est le fils d’un tel », affirme donc M. Gbagbo !...
Il faut le dire ou… périr : ces propos tombent sous le coup de la démagogie ; de cette démagogie qui caractérise le discours des populistes de toute période de l’Histoire. M. Gbagbo a oublié que, dans ce pays, et sous Houphouët, il était déjà, lui-même, quelqu’un ; lui le fils de pauvre ! Il a oublié, aujourd’hui, qu’il était connu, sous Houphouët ; et qu’on ne disait pas de lui qu’il était l’enfant d’un tel ! Il a oublié tout cela ! Il a oublié… oublié ! Lui l’historien. Il a oublié jusqu’à sa propre histoire ! Sous l’emprise de la démagogie, que n’oublierons donc pas les refondateurs ? Disons-le tout net : les refondateurs et leur chef ont vraiment décidé d’abrutir la jeunesse ivoirienne. Et comme ils me surprennent vilainement dans leur lecture de l’histoire de la construction des personnalités individuelles ! Et comme aussi me paraissent-ils amusants dans leur propension à oublier le passé, perdre la mémoire. Eux les historiens.
Non, hier comme aujourd’hui, nous sommes tous partis de rien pour construire nos individualités respectives et notre vécu collectif d’Ivoiriens. Nous n’avons jamais été un pays de tradition monarchique ni impériale ni royale, malgré la folie des grandeurs de notre premier chef… que veut d’ailleurs imiter le chef des refondateurs.
Il faut le dire avec insistance ou… se taire à jamais : le populisme est vraiment un vice dont il faut guérir, au risque de tomber dans le ridicule ! Et les refondateurs, populistes plus qu’on ne peut l’être, ont presque atteint le comble du ridicule ! N’ayons pas peur de continuer de les harceler et de dénoncer leurs propos falsificateurs : respectez l’Histoire, messieurs. Notre histoire. Les faits sont sacrés !
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Notes :
(1) L’appellation, poétique et jolie, est de Bernard Zadi. In « Zougoumania », pièce de théâtre inédite.
(2) Cette affreuse faute de concordance de temps est bel et bien de M. Gbagbo. Ceci n’étonne plus aucun ivoirien. Les refondateurs appellent cela, être proche du peuple !

25.08.2008

Si j'étais président (en 1110 mots)

Laurent-Gbagbo-5-3.jpg
Le dire ou… périr. Si j’étais président, je commencerais par le commencement : m’entourer de gens qui satisferaient à quatre exigences majeures : la compétence, la performance — ce ne sont pas les mêmes choses — la droiture morale, l’aptitude au renoncement. Renoncement aux vanités de ce monde : le luxe, l’argent facile et non mérité, les maisons coûteuses et aux prix de construction hors de la bourse d’un fonctionnaire de l’Etat (fût-il haut fonctionnaire), les cylindrées à fesses-que-veux-tu ?
Ces quatre exigences me permettront de composer un gouvernement sélectif, fait des meilleurs (dans leurs domaines respectifs) que notre société aura produits dans les secteurs essentiels d’activités qui déterminent la vie d’une nation. Les voici, dans l’ordre des urgences et valeurs que j’aurais déterminées :
La Culture et l’Education nationales
La Défense et la Sécurité
L’Economie et les Finances
L’Environnement, l’Urbanisation et la Construction
La Santé
L’Agriculture et la Paysannerie
L’Industrie, le Commerce et la Condition ouvrière
La Justice, l’Ethique, la condition de la Femme
Le Travail et l’Enseignement professionnel
la Science et la technologie
La Communication et l’Information
Le Sport, les Loisirs et la Qualité de la vie.

Ce sera donc un gouvernement de 12 ministres. Les 12 hommes les plus méritants, les plus performants, les plus productifs, les plus exemplaires d’entre la population de plus de 18 millions que nous sommes actuellement. Ils seront au nombre de 12… comme les tribus antiques d’Israël ; douze, comme les apôtres du Christ. Comme eux, ils seront les hommes du renoncement et du risque ; le risque de tracer une voie nouvelle, le risque aussi d’être incompris ; mais le risque, surtout, de montrer un chemin autre que celui, large et vulgaire promu par les chefs nuls, brouillons, nègres, bavards et rigolards qui ont détruit ce pays naguère promesse dans l’océan des désespérances que donne à voir ce continent. Ils seront 12. Rien que 12 ; mais 12 volontaires. Mieux que Stakhanov, ils seront des samouraïs de la tâche, des gens de l’honneur suprême : aptes et prêts au suicide, en cas d’échec ! Bref, ils seront l’élite ; et comme tels, ils seront des modèles, des icônes pour des générations…

Douze, 12 ministres, afin de réduire le train de vie de l’Etat. Douze, pour gagner en efficacité ; 12, afin de montrer aux nègres que les gouvernements de 30, 50, 40 ou 75 ministres sont inutilement lourds, dispendieux, protocolaires et improductifs ; pis, ce sont des rendez-vous de prédateurs… comme ces rebelles aux joues devenues grasses, ces mauvais étudiants guévaristes en costumes et cravates qui roulent dans les cylindrées noires climatisées, dorment dans des palaces, bénéficient d’une garde de sécurité impressionnante, ont des budgets de souveraineté, des salaires, dirigent des gouvernements légaux tout en continuant d’occuper illégalement une grande partie du territoire national avec leurs filous ! Une autre histoire de nègres ! Mais qui, qui donc pourrait nous débarrasser de toute cette racaille ?...

Ah, si j’étais président ! Je mettrais au travail toute cette jeunesse infectée de zouglou anharmonique, de coupé décalé bruyant ; cette jeunesse amante des trottoirs désolés ; ces bras oisifs, toute cette énergie vagabonde, tout ce gaspillage inacceptable et incompréhensible de notre réservoir de rêves et d’espoirs ruinés par des politiques de dirigeants truands qui ont tronqué l’idéal d’hier contre la satisfaction égoïste de règnes autocentrés — roi anachronique terrorisant un peuple de sujets sans défenseur ! Bon dieu, où, mais où donc est l’opposition dans ce pays ? Dans les journaux. Rien que les journaux ! Déclarations farfelues ! Culte de la personnalité ! Des sondages bidons ! Quelques meetings de temps à autre (pour se rappeler qu’ils sont dans l’opposition !) et se donner l’illusion d’être encore une voix (e) qui compte. Et la rue ? Elle est occupée par le roi, ses barbouzes, ses sbires : la rue, c’est sa culture de base ; alors, il la politise à outrance et fait une politique de rue et de la rue ! N’importe quoi !...

Si j’étais président ! Je suspendrais le mandat de tout maire dont le quartier serait sale, mal organisé, bruyant, mal géré, mal éclairé et en nommerait d’autorité un autre avec des impératifs et un échéancier précis. Si j’étais président, j’interdirais, conformément aux dispositions constitutionnelles, toute propagande religieuse sur les antennes de la télévision de l’Etat laïc que je suis chargé d’administrer. Si j’étais président, je ferais interdire l’accès des médias d’Etat à tout pasteur qui promettrait des miracles au peuple ; parce que le seul miracle dont nous avons besoin, c’est la reconversion de mon peuple aux vertus de l’effort, du travail, de la confiance en soi.
Si j’étais président, je demanderais à tout policier de rédiger un dossier de cinq pages manuscrites (sans ratures) sur tout véhicule qu’il aurait arrêté pour contrôle ; ces pages devront être cosignées par le conducteur ; j’exigerais de même de chaque policier, un rapport de dix pages (toujours manuscrites et sans ratures) sur toute personne à qui il aurait demandé les papiers d’identité, alors que rien ne justifiait ce contrôle. Si j’étais président, je suspendrais le mandat de tout maire qui laisserait des policiers mettre des pneus sur les voies publiques, afin d’empêcher la fluidité routière. Le commissaire du secteur incriminé serait suspendu de six mois de salaire avec comme punition, assurer la garde de nuit, les jours de pluie, à l’entrée de l’hôpital psychiatrique de Bingerville ! Pendant 19 mois...

Si j’étais président, je serais le premier à faire les sacrifices lorsque les Américains et les Arabes s’amuseraient à provoquer une crise du pétrole qui accentuerait les difficultés de mon peuple. Si j’étais président, je ne chercherais pas à tricher pour me maintenir au pouvoir, ni à diviser l’opposition pour montrer mes capacités de nuisance et faire honneur à ma (sale) réputation de monstre politique. Si j’étais président, j’aurais eu honte d’avoir signé un mandat infernal, un mandat souillé par le sang, les scandales financiers, le non respect de l’éthique…
Si j’étais président d’un pays comme cette Côte d’Ivoire que j’ai conduite au désastre en détruisant sa jeunesse scolaire et estudiantine, et en souillant la conscience des adultes par l’argent de la corruption qu’est mon impressionnant budget de souveraineté… eh bien, si j’étais ce président-là, j’annoncerais superbement ma démission de l’Exécutif, ou bien je disparaîtrais dans un honorable suicide !
Le dire ou… périr : notre constitution devrait songer à prendre en compte, le suicide du Président de la République en cas d’échec dûment constaté par les (véritablement) libres penseurs du pays. Cela éviterait les coups d’Etat, les rebellions et rebelles stupides et inconséquents… comme les nôtres.